Quand elle est triste et qu'elle a froid
Les larmes inondent son visage
Et ternissent son image
Elle n'aimerait être qu'un mirage
Un tout petit être, volage
Qui au moindre coup de vent, prendrait le large
Et disparaitrait, comme on tournerait une page
Elle pleure de temps en temps
Quand c'est la tempête en dedans
Seule, enfermée dans une pièce
Les larmes, ses joues caressent
Elle se laisse aller, sans maladresses
S'échappent alors les indélicatesses
Qui l'attaquent et toujours la blessent
Mais qui s'enfuient par ces goutes d'ivresse
Elle pleure souvent
Et préfère ne plus compter ses tourments
Les larmes coulent en torrent
Elle a mal, si fréquemment
A repenser à ses douleurs d'enfant
Elle souhaite que le temps
La volonté, le courage et la force de regarder devant
La sortent de son état de crise incessant
Elle pleure peut-être trop
C'est son grand défaut
Mais elle n'a aucunes armes
Contre ses souffrances qui la blâment
Le diable, l'a brûle de ses flammes
Et sans arrêts, la condamne
A se morfondre dans le mélodrame
De sa triste vie pleine de larmes
Elle pleure toujours
Le matin, la nuit, le jour
Elle espère juste que le chagrin
Qui à elle, colle si bien
L'a quitte, un beau matin
Pour retrouver la joie et l'entrain
D'avancer le sourire en coin
En affrontant tout ses lendemains