* Deux regards qui ne se connaissent pas se toisent,
* Des inconnues prêtes à offrir leurs vies,
* A échanger leurs c½urs solitaires,
* Aux émotions écorchées,
* Contre l'amour et ses plaisirs,
L'envie de se fourvoyer au sein d'âme féminine,
Se retrouver radieuse à l'encontre de l'étranger,
Abolir son isolement d'esprit tristement grandissant,
Oublier un instant toute idéologie afin de respirer sa vie,
La foudre en ce jour fastidieux c'est égarée aux creux de leurs yeux,
* Préférant le contact des mots en attendant d'oser plus,
* Hésitant celui de leurs mains de peur d'un refus de l'autre,
* Leurs doigts se faisant téméraire se cherchent,
* Se rejoignant dans d'audacieuses caresses,
* Émotions de leurs lèvres qui se découvrent,
Un recul brutal, un effroi montant au fond de leurs c½urs,
Tant de questions qui surviennent malencontreusement,
Des pensées qui se doivent éteintes lors d'une passion naissante,
Se demander pourquoi se donner à la censure pour son unique bien,
Recevoir des injures, se dissimuler puis s'éloigner pour cacher ses larmes,
* Elles voient les regards des autres leurs réprobations,
* Pourquoi se priver de ces douceurs sous prétexte de tabous,
* Elles sentent le désir aller crescendo aux creux de leurs cuisses,
* S'ouvrant à la genèse de sentiments oubliés se moquant des obscures,
* Elles se laissent aller à l'exploration de jouissances nouvelles,
* Découvrent la passion des lèvres, les voluptés des langues,
* Gourmandes de leurs corps sensuels et envoutants,
Se donnant enfin d'une réelle euphorie, elles se délivrent,
Se délectant, en clamant toutes leurs afflictions,
Leurs sombre mal être s'évanouit timidement,
Effaçant tous ces idylles enchaînant désillusion et mélancolie,
Tous ces amours déchus en compagnie de la gente masculine,
Tous ces hommes ayant ensevelis leurs bonheurs continuellement,
Les laissant sans repentie, sans compassion, sans aucun espoir,
* Elles savent désormais que de leurs unions leurs âmes renaitront à l'amour,
* Lover aux creux de leurs désirs réparateurs de leurs maux passés,
* Qu'un futur s'ouvre à eux quelque soit le cap pris par leur c½ur,
* Même si le moindre grain de leurs peaux respire la sensualité faite femme,
* De la pointe de leurs cheveux jusqu'aux reliefs de leurs seins,
* De leurs cils langoureux, de leurs yeux torrides,
* Elles n'attiseront plus jamais les apollons,
Une réunion bien trop harmonieuse et encerclée d'effusions vertueuses,
Simple jalousie peut être, la société les voile, les astreint à l'injustice,
Deux familles se proclamant détruites par leur résolution du bonheur,
Des amitiés déconcertées leur disant des adieux débordant d'inepties,
Une réalité courante qu'elles ont tranché lassent de contrer à tord,
Le rejet d'un contentement vécu à moitié, trop d'illusions idéalistes,
Leur noirceur se fit violence, ce soir leurs vies seront éteintes, mais ensemble à jamais.